14/04/2010 

Sup2i Newsletter, Avril 2010

Edito
Pour faire patienter certains jusqu’aux vacances de Pâques ou pour contribuer à la détente de ceux qui y sont déjà, voici la newsletter d’avril.
Bonne lecture !

 

Quoi de neuf à Sup2i ?

Rendez-vous lors de notre Journée portes ouvertes le mercredi 28 avril, de 9h à 18h.

Sup2i vous propose une nouvelle formation à la rentrée de septembre 2010 : DESS TNM, DESS Techniques Numériques et Multimédia.

 

Zoom sur le… Scénariste multimédia
Le scénariste multimédia participe à l'élaboration du document qui doit servir de référence pour réaliser l'œuvre multimédia, c'est-à-dire le story-board. Compte tenu de la pluralité d'offres de logiciels de jeux et de cédéroms sur le marché, le recours à des auteurs capables de concevoir des scénarios originaux est une condition sine qua non de réussite pour les éditeurs. Le scénariste multimédia définit l'histoire, organise la richesse du contenu, recueille l'information, bâtit une architecture, répartit par chapitre, organise l'articulation des divers médias et trouve un ton adapté. Son travail débouche sur un scénario papier qui va déterminer l'ergonomie future du produit et la facilité de consultation. Pour cela, il étudie les propositions de l'auteur. Il cherche comment les exploiter et comment faire apparaître des aspects ludiques, éducatifs. Il doit utiliser un mode de dialogue basé sur l'interactivité avec l'utilisateur car l'intérêt du multimédia réside dans la conception de produits ou de services qui stimulent la curiosité. Souvent, le scénariste multimédia prend également part à la réalisation en tant qu'infographiste.
Dans quelles conditions ? Quels employeurs ?

Le scénariste multimédia travaille en équipe avec le directeur artistique, l'auteur et les illustrateurs. Il exerce son métier le plus souvent sur écran-clavier dans un bureau. La nature des activités varie selon l'organisation, la taille de l'entreprise ou le produit (maison d'édition de jeux vidéo, de cédéroms ludo-éducatif, de contenue d’E-learning, ...).

Comment y accéder ?
Le marché est à la recherche d'auteurs capables de s'exprimer dans des univers variés et d'exploiter au mieux les derniers outils techniques et les nouvelles possibilités informatiques. Il n'existe pas de diplôme spécifique au métier de scénariste multimédia mais une bonne dose d'originalité et des idées pour créer des produits qui se démarquent sont indispensables. Des études littéraires peuvent être une possibilité intéressante, tout comme des parcours moins conventionnels (cirque, beaux-arts, journalisme...). S'il possède un bon bagage artistique, le futur scénariste multimédia doit également se former à l'informatique. En effet, il doit avoir une bonne connaissance des possibilités et des limites de l'informatique. Il peut également gagner ses galons en travaillant plusieurs années dans le domaine du multimédia ou de l'audiovisuel, dans d'autres fonctions comme celles d'illustrateur graphique ou d'infographiste.

Comment évoluer ?
Avec de l'expérience ou des formations complémentaires, il peut évoluer vers d'autres métiers de la communication.

Ce métier est accessible aux femmes et aux hommes

 

Dossier du mois
Le W3C dresse un rapport d'étape sur HTML 5

L'Internet de demain se dévoile progressivement avec son futur langage, HTML 5. Le W3C, organisation en charge de sa standardisation a présenté l'état d'avancement des différents éléments composants ce nouveau langage.

« La patience est une vertu qui s'acquiert avec de la patience », tel pourrait-être le credo du W3C (World Wide Web), consortium réunissant 329 membres pour construire  l'Internet de demain. En effet, Philippe le Hégaret, directeur du domaine interaction auprès de l'organisation, a présenté l'état d'avancement de HTML5. Cette plate-forme sur laquelle les navigateurs Internet (IE, Firefox, Safari ou Opera) vont pouvoir déployer de futures applications et des expériences utilisateurs plus innovantes, a été initiée  au début des années 2000 par Ian Hickson, fondateur d'Opera.  Après plusieurs années de travail, la plupart des éditeurs ont franchi le pas, comme Microsoft, lors de sa conférence MIX 2010 qui a approuvé l'adoption de la plate-forme au sein de Internet Explorer 9.

Si HTML 5 commence à faire parler de lui, il existe autour de lui un écosystème d'API, de code dédié et complexe. Ainsi, les feuilles de style, au format CSS se déclinent, sur les fonds d'écran, les requêtes médias, le choix des couleurs. Et les débats peuvent vite aller dans le détail, un groupe de travail s'occupe par exemple, uniquement des polices de caractères, avec comme idée d'obtenir une interopérabilité des polices sur l'ensemble des navigateurs. Pour la petite histoire, le format WoFF a été retenu, issu de la fondation Mozilla, face aux préconisations de Microsoft qui poussait les polices True Type. Mais la grande avancée de HTML 5 réside dans la balise « vidéo », qui permet d'intégrer au sein d'une page web, un lecteur vidéo, sans avoir besoin d'installer un plug-in, comme Flash par exemple. En complément de cette avancée, des fonctionnalités supplémentaires pourront être intégrées comme la rotation de la vidéo ou des outils de retouches d'images directement dans le navigateur.

Un travail cross-media et de longue haleine

Ces travaux dépassent le cadre du simple desktop pour se déplacer vers les smartphones, avec un débat stratégique, « faut-il avoir un modèle de type App Store ou développer des applications web ? » s'interroge Dominique Hazaël-Massieux, spécialiste des initiatives Web Mobile au W3C. Sur le dernier point, le W3C travaille sur la standardisation d'API autour de la géolocalisation, de la messagerie (MMS, SMS), du calendrier, etc.

Finalement tout est bien, dans le meilleur des mondes, mais Philippe le Hégaret modère cet enthousiasme « toutes ces technologies arriveront définitivement dans 5 à 7 ans, car aujourd'hui les navigateurs sont trop vieux pour les supporter. Il existe encore beaucoup de gens qui utilisent IE6, et l'adoption d'IE9 ne se fera pas avant quelques années ». Outre le problème du nécessaire consensus au sein des groupes de travail, « nous avons un gros travail à réaliser sur les outils de tests des différents éléments, pour améliorer, affiner et produire les spécifications » souligne le responsable du W3C. Et les regards sont déjà tournés vers HTML 6, avec des travaux sur la gestion de la 3D, l'intégration du web au sein de la télévision, etc, le consortium a donc encore beaucoup de travail devant lui.

Source : LeMondeInformatique

 

Merci pour cette lecture, et à bientôt pour une prochaine Newsletter.

 

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