07/04/2008 

Maestris Pro Newsletter n°3

Edito
En attendant les vacances de Pâques, voici la newsletter d'avril 2008.
Nous vous en souhaitons bonne lecture !


Zoom sur le métier de... Forfaitiste
Farniente sous les cocotiers, safari au Kenya, circuit culturel en Égypte... derrière son bureau, armé d'un téléphone et d'un fax, le forfaitiste concocte des voyages de rêve.

Des voyages clefs en main ou sur mesure
Proposer une découverte de Prague en cinq jours, en car, avec quatre visites accompagnées, c'est facile. Mais organiser un circuit pour un groupe de vingt personnes en Chine en prévoyant l'hébergement, les repas, les visites et un interprète, le tout pour un budget limité... c'est une autre affaire ! C'est même un défi, relevé quotidiennement par le forfaitiste, professionnel du voyage organisé. Formalités, circuits, visites, hôtels, transports... il conçoit les formules présentées dans les brochures d'agence de A à Z, et peut élaborer du sur-mesure à la demande de certains clients. Il doit alors bien comprendre leur demande, leur faire préciser leurs attentes, leur signaler tous les éléments à prendre en considération. Pour cela, il rencontre les comités d'entreprise, associations ou groupes d'amis avides de dépaysement, avant de rechercher pour eux le meilleur rapport qualité/prix, en assemblant les diverses prestations souhaitées.
Nombre de clients s'en tiennent cependant aux voyages clefs en main. Qu'ils soient culturels, sportifs ou exotiques, ils sont l'oeuvre des forfaitistes. Sensibles à l'air du temps, ces derniers imaginent de nouveaux circuits qui ne sont pas proposés par les concurrents. À noter : dans les grandes agences, les formules les plus novatrices relèvent plus souvent du chef de produit, supérieur direct du forfaitiste. Pour concevoir, monter et vendre un produit, le forfaitiste procède par étapes. Il commence par se documenter pour repérer les correspondants ou partenaires locaux qui peuvent le seconder dans l'élaboration du produit. Il compare les conditions et les tarifs des différents hôteliers, des compagnies de transport..., puis procède au montage du séjour : établissement d'un circuit adapté, choix des hôtels, des sites à visiter... le tout en s'adaptant au public ciblé. Suivent les négociations, l'établissement des contrats avec les différents prestataires de services et la fixation du prix du voyage au forfait.
Dernière étape : la communication. Le forfaitiste rédige le texte descriptif du voyage et prépare le texte qui paraîtra dans les brochures. Il forme ensuite l'équipe de promotion des ventes sur les points forts de son produit, et assure le suivi de son exploitation commerciale.

Loin du globe-trotter
Créateur de voyages, le forfaitiste n'a pourtant rien d'un globe-trotter. Employé par une agence de voyages (si elle possède un secteur de production), par un tour-opérateur ou encore par un autocariste, il occupe un poste plutôt sédentaire. À l'occasion, il peut se rendre sur les lieux de séjour pour organiser les circuits et négocier les contrats, mais c'est le plus souvent le chef de produit qui effectue le déplacement. En contact avec les clients, les fournisseurs et le service commercial de l'agence, le forfaitiste passe également une grande partie de son temps entre l'ordinateur , le téléphone et le fax , qui sont ses principaux outils de travail dans l'organisation des circuits et la négociation des contrats. Il compulse également les cartes, les guides et les catalogues de voyages.
La plupart des tour-opérateurs éditant deux brochures par an (une pour la saison d'été, une pour la saison d'hiver), le travail est réparti tout au long de l'année. Le forfaitiste a des horaires réguliers, qui peuvent cependant être dépassés au cours des périodes précédant la sortie des brochures. Il exerce le plus souvent en région parisienne, où l'on trouve l'essentiel des grandes agences et des tour-opérateurs . En province, il travaille surtout pour les sociétés d'autocars de tourisme. Dans les grandes agences, il est adjoint au chef de produit. Selon les cas et le type de produit à élaborer, il dispose d'une autonomie plus ou moins importante, notamment en ce qui concerne la négociation des contrats avec les prestataires de services.

On recherche professionnels expérimentés
Dans le secteur, le démarrage peut être difficile. Avant d'accéder au poste de forfaitiste, le candidat à la profession doit généralement exercer des emplois peu qualifiés, du type billettiste ou agent de réservation. S'il est souple et persévérant, il peut accéder au poste de forfaitiste après quelques années d'expérience professionnelle. Cependant, le nombre d'emplois en production reste assez limité.
Pour un titulaire du BTS tourisme-loisirs, un poste d'aide-forfaitiste peut être une bonne manière de débuter, même si les opportunités sont, là encore, très rares.
Avec une solide expérience, le forfaitiste peut devenir chef de produit puis, selon l'importance de l'agence, chef de service.

De bac + 2 à bac + 4
Parmi les filières du secteur, c'est le BTS Ventes et productions touristiques qui propose la formation la plus adaptée au métier de forfaitiste. Après ce diplôme, de nombreux organismes, dont des universités, proposent une année complémentaire de spécialisation. Le candidat au métier de forfaitiste peut ainsi poursuivre ses études en licence et master 1  tourisme.
Parmi les autres voies d'accès à la profession, on peut retenir l'ESCAET (École supérieure de commerce et d'administration des entreprises de tourisme), qui recrute sur dossier et entretien les titulaires d'un bac + 2 tourisme ou commerce, l'UET (Unité d'enseignement du tourisme), accessible après le bac, ou encore Cap Vers Formations, qui forme des techniciens polyvalents du tourisme.
Quelle que soit sa formation initiale, le débutant devra acquérir une solide expérience professionnelle avant d'espérer accéder au poste de forfaitiste.


Retour sur nos Actualités
- 03 mars 2008 à Maestris Lyon : « Présentation de NORFOLK-LINE, compagnie de ferries Manche/Mer du Nord », animée par Nicolas DELAUX, commercial
- 05 mars 2008 à Maestris Lyon : « L’office de Tourisme », animée par Bruno GOVAL, directeur de l’Office de Tourisme de Lille
- 10 mars 2008 à Maestris Lyon : « Le produit ferries », animée par Monsieur TERKI, responsable SNCM, compagnie de ferries Méditerranée
- 12 mars 2008 à Maestris Lyon : « Le tourisme Fluvial dans la Vallée de la Lys », animée par Valérie GRIMBERT, directrice de Lys Sans Frontière
- 17 mars 2008 à Maestris Lyon : « Présentation de l’Agence de Voyages VALTOUR de Valenciennes », animée par Christine LORRIAUX REMY
- 19 mars 2008 à Maestris Lyon : « Présentation du CDT (comité départemental du tourisme) », animée par Mme LAUWERIE responsable du CDT.
- 31 mars 2008 à Maestris Lyon : « Présentation du groupe Air France/KLM », animée par Laurence MATTE, chef d’agence Air France Lille


Le Dossier du mois
L’Hôtellerie-restauration en perpétuel recrutement

Chaque année, le secteur de l’hôtellerie-restauration recrute, et en nombre. Il n’y a qu’à dépouiller les offres d’emploi d’un quotidien pour s’en assurer : les recruteurs s’arrachent les cheveux de ne pas trouver chaussure à leur pied. Ce besoin constant en personnel est dû, en partie, à l’importance du phénomène du turn-over constaté dans la profession, c’est-à-dire de la rotation de personnel sur un même poste.

Mais il y a aussi - et heureusement - de nombreuses créations de postes. Ainsi d’ici 2010, selon un rapport du commissariat général du Plan, le secteur de l’hôtellerie devra recruter 105 800 employés et agents de maîtrise (dont 68 300 créations de postes) ; dans les sept années à venir nous manquerons également de milliers de cuisiniers, le rapport prévoit donc 69 700 créations de postes de commis de cuisine, ainsi que 35 000 remplacements. Enfin, 79 500 postes de patrons d’hôtels, de cafés et de restaurants devraient également être à pourvoir.

De plus, l’embauche est encore plus importante à l’approche des saisons touristiques, quand il faut renflouer, durant trois à quatre mois, les équipes en main-d’œuvre supplémentaire.
" Nous avons quand même ressenti une petite baisse des postes à pourvoir, due aux évènements mondiaux (attentats du 11 septembre, guerre en Irak...) auxquels l’hôtellerie-restauration est autant sujette que le tourisme. Pourtant, les offres d’emplois restent nombreuses : les réceptionnistes et les cuisiniers qualifiés manquent toujours autant à l’appel " commente Annick Vendittelli, directrice de l’ANPE Hôtellerie-restauration de Paris.
Un phénomène qui s’explique par la difficulté, on ne peut le cacher, des métiers de l’hôtellerie : " Ils recouvrent souvent des horaires extrêmement inconfortables. Travailler debout, dans la chaleur et les odeurs de cuisine, être 100 % au service des clients, parfois très exigeants... autant de conditions qui font que les jeunes ont une mauvaise image de ce secteur. "
Nous ne l’avions peut-être pas encore souligné, mais ces métiers demandent tous une bonne condition physique et mentale.
Source : studyrama.com


A vos agendas !
- 05 avril à Lyon : Journée Portes Ouvertes.
- 26 avril à Reims : Journée Portes Ouvertes.


Merci pour cette lecture, et à bientôt pour une prochaine Newsletter.

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07-04-2008