14/10/2008 

Groupe IFSP Newsletter n° 8

Edito
En attendant les vacances de la Toussaint, voici la newsletter d’octobre 2008.
N’oubliez pas d’enlever une heure dans la nuit du 25 au 26 octobre.
Nous vous en souhaitons bonne lecture !


Nous avons des étudiants vraiment formidables !
ERWAN SIAKAM
, élève en 2ème année de BTS NRC à Maestris Dunkerque, c’est le handballeur de l'année !
Erwan SIAKAM est considéré par les entraîneurs nationaux comme l'un des plus prometteurs talents de sa génération et il était sur les tablettes de Chambéry et de Créteil mais Erwan SIAKAM-KADJI (né en 1987, 1,86m, 87kg) a choisi l'USDK et son Centre de Formation en 2006. Aujourd'hui, il est toujours à l'USDK de Dunkerque et joue arrière gauche dans l’équipe D1. Nous lui souhaitons une grande et longue carrière dans le handball !

 

Nous avons des professeurs vraiment formidables !

Bernard PERCONTE, formateur en marketing auprès de nos étudiants en BTS Assistant de gestion PME-PMI à Univeria Grenoble, il est également Responsable Qualité pour notre démarche de certification ISO 9001:2000, mais aussi auteur d’ouvrages de marketing.

A l’occasion de la sortie d’une nouvelle édition, retrouvez son témoignage sur le site www.univeria.fr.


 

 

Le dossier du mois
La coopération franco-québécoise en quête d’un second souffle
Le tout nouveau Conseil franco-québécois de coopération universitaire (CFQCU) sera officiellement lancé le 23 septembre 2008 à l’université Laval à Québec. Créé le 4 juillet 2008 par une entente inter-gouvernementale, cette structure prend la suite du centre de coopération inter-universitaire franco-québécois (CCIFQ).

Plusieurs éléments expliquent la dissolution du CCFIQ. Il lui était notamment reproché une certaine lourdeur des frais de structure (un bureau parisien, une équipe salariée) ou le déséquilibre en matière de mobilité (plus de 6000 français au Québec contre un millier dans le sens Québec–France). Enfin, dans un contexte de mondialisation de l’enseignement supérieur et de transformation du paysage universitaire (loi LRU, constitution des PRES, etc..), ce modèle semble avoir vieilli. « Ces dernières années, la coopération bilatérale franco–québécoise s’est trouvé concurrencée par la diversification des partenariats universitaires vers d’autres zones géographiques » analyse Marc Rolland, sous-directeur des relations internationales au Ministère de l’Enseignement et de la Recherche. «Nous souhaitons relancer cette relation en l’élargissant à l’Amérique du Nord et l’Europe.»

En pratique, le nouveau CFQCU fonctionnera sur un modèle plus souple, un bureau de 14 membres (à parité français et québécois dont une majorité d’universitaires) et un site web. L’objectif recherché est que l’argent finance directement les actions de coopération. Deux premiers programmes seront lancés à Québec lors des premières rencontres du CFQCU. L’un porte sur la mobilité professorale (la mobilité étudiante n’étant pas du ressort du Conseil), l’autre consiste en un appel à projet pour des partenariats stratégiques en matière d’enseignement et de recherche. «Il s’agit d’encourager des programmes innovants de formation impliquant plus largement les grands réseaux internationaux comme par exemple le septième PCRD européen » précise Marc Gontard, co-président français du CFQCU et président de Rennes 2 (1).

Autre chantier envisagé : les co-tutelles de thèse, dont le nombre reste peu élevé. «Il y a encore des obstacles à lever d’ordre administratifs ou en matière de droits d’inscription qui restent très différents entre la France et le Québec », poursuit Marc Gontard. Enfin un projet d’accord de mobilité professionnelle et de reconnaissance de diplôme sera également présenté lors des premières journées du CFQCU à Québec. Celui-ci portera sur la profession de «technologue» qui devrait être accessible aux diplômés d’ IUT.

(1) Figure aussi côté français, Claude Condé, président de l’université de France-Comté, désigné comme Marc Gontard par la CPU.

Source : EducPros

 

Zoom sur...
Les prêts étudiants et la France : un mariage contrarié
Les prêts en France n'ont pas été jusqu’à présent une success story. En 1991, Lionel Jospin lance les prêts bancaires garantis par l’Etat, mais sans réussir à faire baisser de beaucoup les prix du marché. Face aux 30 000 prêts proposés, seuls 80 étudiants font une demande ! L’aventure des prêts s’arrêtera pendant près de 15 ans. Seuls les prêts d’honneur octroyés par les CROUS, prêts à taux zéro sur critères sociaux pour une somme maximum de 2282 euros, subsistent pour quelque 4000 bénéficiaires. En sursis ? La ministre a indiqué qu’ils étaient conservés « cette année ».

Quel écho peuvent avoir les prêts de Valérie Pécresse ? « Pour la majorité des étudiants, ces prêts étudiants sont un non-événement. Les prêts bancaires existent déjà pour les élèves des grandes écoles ou les étudiants en fin de cursus et eux seront toujours intéressés mais les prêts ne devraient pas avoir un grand succès tant que les frais d’inscription sont minimes à l’université », estime Aurélien Casta, auteur d’un mémoire de master sur « l’action publique dans les ressources financières des étudiants en France et en Angleterre depuis les années 1980 ». « Il y a 500 000 boursiers aujourd’hui et si les banques sélectionnent les dossiers, elles imposeront les mêmes critères qu’actuellement et ces offres ne concerneront au mieux que 200 000 étudiants », poursuit-il.

Quelles sont les conséquences induites par une politique publique impulsant les prêts bancaires pour financer les études supérieures ? L’économiste de l’enseignement Annie Vinokur, professeur émérite à Paris 10ème, agite plus volontiers des risques de marchandisation du système d’enseignement supérieur à l’aulne des exemples étrangers qu’elle a étudiés. Dans d’autres pays – USA, Angleterre, Amérique latine, Asie – l’augmentation des frais d’inscription a déclenché l’endettement des étudiants. « Ce que l’on constate, c’est que les étudiants sont obligés de s’endetter si les frais d’inscription augmentent. En France, les prêts ne fonctionneraient que si les bourses diminuaient et si les frais d’inscription augmentaient. Amorcer une politique de prêt, c’est se laisser la possibilité d’augmenter les frais d’inscription. Elle pourrait avoir plus d’écho que dans les années 1990, auprès des classes moyennes, davantage prêtes à s’endetter pour payer des diplômes plus pointus, plus éloignés des familles et plus chers ».

Aux USA, cette politique de prêts est remise en cause en raison des cycles d’endettement engendrés auprès des classes moyennes, dans la même logique que la crise des subprime, à un moment où la garantie de retour sur investissement des études n’est plus acquise sur le marché du travail.

Bourses et prêts

Pour l’heure, la ministre s’est gardée de lier cet offre de prêt à toute augmentation des frais d’inscription. Elle a habilement indiqué que cette mesure s’inscrivait dans une réforme globale des aides sociales. Selon les données du ministère, les bourses ont augmenté de 10% en deux ans et 50 000 bourses supplémentaires ont été délivrées à la rentrée 2008 avec 100 millions d’euros supplémentaires crédités.      

Les prêts étudiants en pratique

Tout étudiant de moins de 28 ans pourra contracter un prêt étudiant, sans condition de ressources et sans caution. Les dossiers seront sélectionnés in fine par les banques. Les  critères continueront donc à tester la maturité du projet professionnel de l’étudiant et devraient privilégier ceux bien avancés dans leur cursus. Cette année, le ministère table sur 20 000 prêts, avec des prêts moyens de 7500 euros. Les remboursements, possiblement différés pendant dix ans après la contraction du prêt, seraient de l’ordre de 160 euros mensuels avec des taux estimés entre 3,8% pour les Banques populaires et 4,5% pour Cétélem. Les dossiers pourront être déposés dès le 15 septembre 2008 auprès des Banques populaires et à partir du 22 septembre 2008 pour Cétélem.

Source : Educpros


Merci pour cette lecture, et à bientôt pour une prochaine Newsletter.


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14-10-2008