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IFSP Newsletter n°6

Edito La newsletter a été lancée il y a tout juste six mois. Six mois d’actualité, de dossiers, de zoom sur..., de paroles d'Eleves ou Professeurs, ... Le moment est venu pour vous de nous donner votre avis. Vous êtes actuellement plus de 4 500 abonnés à notre newsletter et nous sommes fiers de la confiance que vous nous accordez. Les vacances d'été sont proches et d’autant plus propices pour nous faire part de vos commentaires. Pour nous donner votre avis, que ce soit sur la forme du média ou sur le fonds, un moyen est à votre disposition : en écrivant un mail à webmaster@groupe-ifsp.com Vos contributions nous permettront d’améliorer la qualité de l’information et des services offerts.  Nous avons des étudiants vraiment formidables ! Marion Olmi, étudiante en 5ème année Responsable du marketing et de la communication à Esupcom Lille. A l’occasion de la Fête de la Musique, BNP-Paribas et la Smeno ont organisé un concours d’affiches pour inviter les « teuffeurs » à venir retirer un éthylotest dans leurs agences. Marion Olmi, étudiante en 5ème année Responsable du marketing et de la communication, a assuré les relations avec les organisateurs du concours. Le délai représentait à lui seul un vrai défi : 3 semaines à peine pour tout finaliser ! Les étudiants de 3ème année Créatif publicitaire ont relevé le défi en présentant … 15 propositions ! C’est Anne Leman qui a remporté le 1er prix. Les affiches BNP-Paribas/Smeno, portant fièrement le logo Esupcom, ont été apposées dans toutes les agences du groupe du Nord, du Pas-de-Calais, de Picardie, de Somme et de Normandie. Bravo aux créas ! Voir l'affiche
 En bref Les Ecoles du Groupe IFSP toutes dotées d'un ENT : Sup2i, filiale du Groupe, travaille actuellement sur la finalisation du déploiement de nouvelles ressources numériques grâce à son ENT (Espace numérique de Travail), notamment : Des cours d’informatique en ligne Des vidéos pédagogiques Des laboratoires de test sur de nouvelles technologies (Microsoft, Cisco, ...) Des téléchargements gratuits de logiciels (Programme IT Academy). Les offres de stages et d’emplois...
Voir toutes nos actualités  Le dossier du mois La rénovation du Bac Pro : interview de Xavier Darcos, ministre de l’Education Nationale. Le ministre de l’Education Xavier Darcos souhaite que le Bac Pro puisse se préparer en trois ans au lieu de quatre. Il répond à nos questions à ce sujet.
Monsieur le Ministre, vous avez engagé une rénovation de l’enseignement professionnel, pourquoi ? « J’ai effectivement souhaité, quelques mois après mon entrée en fonction, engager une rénovation en profondeur de la voie professionnelle. Je voudrais, avant de répondre précisément à votre question, rappeler que l’enseignement professionnel scolarise aujourd’hui plus de 700 000 jeunes dans 1700 lycées professionnels publics ou privés sous contrat de notre pays. C’est donc un lycéen sur trois qui prépare aujourd’hui dans nos établissements scolaires un CAP, un BEP ou un baccalauréat professionnel. A ce chiffre important, il faut d’ailleurs ajouter plus de 400 000 apprentis. Depuis 1985, date à laquelle les baccalauréats professionnels ont été créés, aucune réflexion de fond n’est venue moderniser l’enseignement professionnel. Or, je n’oublie pas que cet enseignement doit permettre aux élèves d’apprendre un métier et de s’insérer le mieux possible dans le monde du travail. C’est pourquoi la réforme que j’ai entreprise a pour principal objectif d’élever de façon significative le niveau de qualification, de répondre ainsi aux attentes des entreprises et favoriser l’insertion. Savez-vous par exemple que seulement 43% des titulaires d’un BEP ont un emploi sept mois après leur sortie du système éducatif ? Savez vous également qu’il n’y a guère plus d’un jeune sur trois entré dans la voie professionnelle qui poursuit ses études jusqu’à la dernière année de baccalauréat professionnel. Cette situation ne saurait perdurer et il convient donc de donner au baccalauréat professionnel la même attractivité, la même dignité, que le bac général ou le bac technologique. » En quoi consiste cette rénovation ? « Le coeur de la rénovation est la création d’un cycle unique de référence en trois ans pour l’obtention du Baccalauréat professionnel. En effet, on demande aujourd’hui à un jeune qui s’engage dans l’enseignement professionnel de préparer successivement un BEP en deux ans puis un baccalauréat professionnel en deux ans également. Cette situation entraîne une désarticulation de la voie professionnelle. Il se traduit par des sorties prématurées en cours de cursus principalement dues à la durée d’étude. On a longtemps fait croire aux jeunes qu’ils pourraient s’insérer facilement avec seulement un diplôme de niveau V (CAP ou BEP) mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Si des exceptions demeurent, par exemple dans les métiers du bâtiment, en règle générale, plus le niveau de qualification est élevé, plus les chances de trouver rapidement un emploi dans le domaine pour lequel on a été formé augmentent. J’ajoute qu’il est aujourd’hui très compliqué de s’y retrouver dans les diplômes de l’enseignement professionnel qui propose 450 formations différentes, et notamment des CAP et des BEP qui sont tous deux des diplômes de niveau V ! Je souhaite donc que la rénovation de la voie professionnelle permette de clarifier tout cela tout en favorisant l’insertion des jeunes. » Vous ne craignez pas, au contraire, que cette réforme empêche les jeunes d’accéder aux plus hauts niveaux de qualification ? « Cessons avec ce discours déterministe qui laisse entendre que certains jeunes seraient destinés à décrocher le baccalauréat et d’autres non. Certains ont effectivement plus d’aptitudes pour l’enseignement académique et pour les études longues et d’autres pour un enseignement plus pratique, dans lequel l’apprentissage d’un métier est l’enjeu essentiel, mais tous doivent pouvoir sortir de l’école avec une qualification ou un diplôme qui leur permette de s’insérer dans le monde du travail ou de poursuivre leurs études. Une grande majorité des lycéens sera capable d’obtenir son bac pro en trois ans, d’autant plus que les deux cycles successifs de BEP et de Bac pro sont aujourd’hui redondants sur de nombreux points. Ceci étant, je souhaite que cette rénovation soit aussi l’occasion de repenser l’organisation pédagogique de nos lycées professionnels, où il faut à la fois davantage de souplesse et d’accompagnement individuel. C’est pourquoi des passerelles plus systématiques seront introduites. Elles permettront aux jeunes de commencer à préparer un CAP, puis de poursuive leurs études jusqu’au bac pro. En outre, des modules de soutien seront systématiquement proposés afin de respecter les rythmes d’apprentissage et de progression de chacun. » Source : Studyrama  Zoom sur... Un redoublement qui se paie cher Agitateur des chiffres et des idées, Robert Gary-Bobo, professeur d’économie à Paris 1, a chiffré les conséquences d’un redoublement sur le marché du travail. IL montre « qu’une année de retard, quel que soit le niveau de diplôme, se traduit par un salaire inférieur d’à peu prés 9% en moyenne, pendant les premières années de carrière ». Pis encore, ce retard provoque « une baisse d’environ 19% du taux d’emploi dans les cinq années qui suivent la sorte du système éducatif, soit près de douze mois de chômage en plus ». Faut-il dès lors « abolir les redoublements de la maternelle à l’université » ? Cette solution occasionnerait, à condition de maintenir le niveau des diplômes, une hausse de salaire des diplômés, par rapport aux non-diplômés ou aux diplômés de niveau inférieur. Le niveau d’accès à l’université deviendrait aussi plus difficile et « le niveau moyen des étudiants qui s’arrêtent au niveau bac » monterait, ainsi que leur salaire. Parallèlement, les jeunes sortis du système éducatif sans diplôme seraient, eux incités à reprendre leurs études pour obtenir le bas. Une conclusion qui tombe à point alors qu’une rumeur circule depuis le 28 mai prêtant au Ministère de l’Education Nationale la volonté de limiter les redoublements. Source : La Lettre de l’Etudiant n°910
Merci pour cette lecture, Nous vous souhaitons de Bonnes Vacances et rendez-vous en Septembre pour une prochaine Newsletter.
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