10/07/2009 

EOL Newsletter n° 17

Edito
Ouf, le stress et les tensions des examens sont retombés, et en guise d’annonce de vacances et de repos bien mérités, voici la newsletter de juillet.
Bonnes vacances et bonne lecture !


Quoi de neuf à l’EOL ?
Résultat d’examens
Les résultats BTS OL session 2009  seront promulgués le 15 juillet 2009…mais l’on connaît déjà ceux du BEP EOL Monteur-Vendeur en lunetterie : 100% !!! Félicitations.

Election anticipée du nouveau BDE 2009/2010
Un nouveau Bureau Des Etudiants a déjà été mis en place pour la future rentrée scolaire 2009/2010.
Il sera présent au prochain SILMO qui a modifié ses dates et qui se déroulera beaucoup plus tôt que les années précédentes, soit du 17 au 20 septembre 2009.

Les dates de rentrées
- 2°TS et 3°TS : le lundi 21/09/2009
- 1°TS : Pré rentrée : le vendredi 25/09/2009 et Rentrée : le lundi 28/09/2009


Zoom sur le métier de … La lunetterie de luxe
Quand la tradition devient contemporaine (Chapitre II)
Des précautions pour le naturel
Les montures en corne sont souvent traitées par Hoffmann Natural Eyewear, en Allemagne. Des créateurs comme Olivier Goldsmith et Ralph Vaessen collaborent avec ce fabricant. La corne naturelle provient d’une petite partie seulement de la corne de l’animal, celle qui ne comporte pas de défauts. Pour stabiliser le matériau les fabricants utilisent la technique Triplex Safety System. Il s’agit d’un procédé qui joint 7 fines couches de corne, ce qui permet de jouer sur les couleurs mais surtout sur la résistance et la flexibilité.
Les mêmes précautions sont à prendre pour le travail du bois, excepté que le bois peut s’assouplir. Tout est une question de temps consacré. Aller trop vite ne permet pas d’obtenir le résultat final désiré. Le bois doit être dense et exempt de défauts pour se prêter à l’usinage. Il faut recouvrir à l’ingénierie de précision pour parvenir à une adéquation parfaite entre le bois et les autres pièces, et neutraliser les effets produits par les variations de température et d’humidité. Le bois est le plus souvent associé au métal, au verre polycarbonate polymérisé avec un brevet qui permet de réaliser un lamellé-collé pour une branche bi-matière. Les bois les  plus solides sont : l’ébène, le sycomore, le bubinga, le bois de couleuvre, le kotibe, le buis, le cerisier, le carbalho, le bois de rose et les noisetiers européens et africains. L’avantage du bois est qu’il se décline dans une gamme infinie de tons et de grains, si bien que tout le monde peut y trouver son bonheur.
Avec la tendance, au retour aux matières naturelles, la corne et le bois sont de plus en plus demandés par les clients. Les montures par nature uniques attirent la clientèle grâce au caractère patrimonial que cela confère. Si elle est bien entretenue, la monture vieillie et se patine avec son porteur.

L’or et ses différents traitements
L’or reste le matériau le plus utilisé dans la lunetterie de luxe, pour son prestige, mais aussi pour ses propriétés anallergiques exceptionnelles. Comme nous l’avons vu, l’or pur, est peu employé car trop mou et trop jaune.
L’or 22 carats, sert pour certains plaqués or.
L’or 18 carats correspond en France à tous les bijoux dits en or massif.
L’or 14 carats sert pour le doublé or et,
L’or 9 carats est le plus souvent utilisé à l’étranger.

En lunetterie 2 méthodes : les plus répandues sont le placage de l’or et le doublé or.

Pour le plaqué or, les montures sont plongées dans un bain de sels d’or. Un courant électrique traverse ce bain et, par électrolyse, l’or vient se plaquer sur l’objet.
On distingue 2 types de plaquages :
- Le plaqué or classique est constitué de 3 couches : la première de 0.07 microns d’or pur (24 carats), la deuxième de 1 micron de palladium pour lutter contre la corrosion, la troisième de 4.2 microns d’or 22 carats.
- Le plaqué deux ors  réunit 6 étapes : 0.07 microns d’or pur, 3 microns d’or 22 carats, 1 micron de palladium, les parties qui doivent rester en palladium sont protégées, la monture est plongée dans un bain d’or 22 carats qui se déposent à raison de 1.2 microns et on plonge la monture devenue bicolore dans un bain à ultrasons avant de graver le poinçon.

Le doublé or est une autre technique : il s’agit de déformation du métal à froid. Un alliage d’or est laminé puis découpé pour obtenir un disque. Son poids et ses dimensions sont très précisément calculés car ils déterminent en fin d’opération, le titrage exact de la matière finale obtenue. Le disque d’or est étampé puis étiré afin d’obtenir un tube sans joint d’une certaine longueur et de 4 à 5 cm de diamètre. Un cylindre massif de l’alliage qui constituera le métal de base est introduit dans ce tube. La soudure des 2 éléments s’effectue sous pression et la couche d’or est alors unie au métal de base. La liaison métallique s’effectue ainsi par diffusion mutuelle. L’addition des métaux comme le cuivre, l’argent ou le palladium, permet à la fois d’obtenir une grande variété de couleurs (rose, jaune, blanc) et d’améliorer la dureté et la résistance à l’usure. L’ensemble est laminé puis tréfilé afin d’obtenir des fils ronds de quelques millimètres de diamètre ou des profils de formes spéciales. Pour les montures serties de pierres précieuses, le sertissage est le plus souvent confié à un joaillier, qui a l’expérience et l’équipement pour optimiser cette étape longue et laborieuse. Les modèles aussi luxueux doivent porter un poinçon qui atteste de la qualité du matériau. Ce poinçon est délivré par l’Etat.

Dossier du mois
« Le client plébiscite l’ambiance »

Qu’est-ce que le consommateur attend de vous et de votre point de vente ? C’est la question posée aux français. Ils ont plébiscité l’accueil, l’ambiance générale et la maîtrise du temps.

Qu’est-ce qui fait entrer puis rester dans un magasin ? Comment optimiser l’attractivité d’un point de vente ?
Premier critère absolu dans le choix d’entrer dans un point de vente : l’atmosphère. L’élément déterminant pour créer cette atmosphère, c’est l’accueil.

51% des français entrent dans un magasin qui donne l’impression qu’ils y seront bien accueillis. Cacophonie, illisibilité de l’offre, communication outrancièrement tapageuse, seront des repoussoirs. L’accueil au sens large, c’est l’ouverture chaleureuse du magasin à son client : la promesse commerciale doit y être perceptible du premier coup d’œil. Elle doit être assumée clairement une fois entré, déclinée à chaque étape du déroulé de la vente.
Pour 35% des consommateurs, la vitrine est un média essentiel dans la décision de franchir le seuil du magasin. La vitrine est ainsi le premier message que le professionnel délivre au public. Il doit y attacher une attention particulière, le faire vivre régulièrement, au moins une fois par mois.
L’accueil est surtout une demande forte de la part des seniors (à 61%) et les autres classes d’âges (à 51%) seuls les 18/24 ans y semblent moins sensibles, privilégiant l’acte d’achat à la relation.


A vos agendas !
- du 17 au 20 septembre 2009 : SILMO, Salon mondial de l’optique, porte de Versailles à Paris


Merci pour cette lecture. Nous vous donnons rendez-vous pour une prochaine newsletter à la rentrée !

Ecole d’Optique de Lille

 

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10-07-2009