19/11/2008 

Ecole d'Optique de Grenoble Newsletter n°9

Edito
Voici arriver la newsletter du mois de novembre 2008.
Nous vous en souhaitons bonne lecture !


Quoi de neuf à l'Ecole d'Optique de Grenoble ?
La rentrée s’est terminée
Toutes les classes sont présentes maintenant dans nos locaux. Cela correspond à un effectif global de 129 élèves et un effectif moyen par classe de 21 élèves.

La conférence Ciba Vision
Le 14 octobre, Ciba Vision est venue présenter une conférence sur le thème des lentilles. Nous avons eu le plaisir de retrouver Valérie Dubois, opticienne diplômée et ancienne enseignante chez nous d’Optique Graphique qui a pu s’adresser ainsi aux élèves de 2èmes année de BTS.
Elle est ainsi passée du magasin où elle faisait de la contactologie, à la formation des futurs opticiens puis à la formation de professionnels pour Ciba Vision.

Elle a ainsi présenté :
• Le marché de la contactologie et ses perspectives
• La gamme des produits proposés par Ciba Vision 
       

Pour faire participer son auditoire, elle a utilisé un système de zappette permettant aux élèves de répondre à ses questions.
A quand les cours ou les devoirs surveillés avec ce système ?

Le BDE, c’est parti
Toujours le mardi 14 octobre, la création du BDE de l’Institut UNIVERIA a mis en avant deux élèves de la Filière Optique : Thomas SOLEILLANT et Jérôme LELEU respectivement Président et Trésorier du Bureau Des Elèves. Nous comptons sur eux et la participation de tous pour organiser des évènements festifs.

La soirée d’intégration
Justement la soirée d’intégration de la Filière Optique s’est déroulée le samedi 11 octobre. Elle a permis de réunir l’ensemble des élèves pour des parties endiablées de bowling, et une fête le soir au café des Beaux Arts avec convivialité et jeux.

La demande de conseil de la part d’étudiants extérieurs
L’ Ecole d’Optique de Grenoble a été sollicitée par des élèves ingénieurs de l'école d'Electrochimie Electrométallurgie de l'INP Grenoble pour les aider à l’élaboration d’un exposé sur la fabrication des lunettes ; ainsi que par un élève en classe préparatoire scientifique, qui prépare un dossier portant sur les verres bifocaux.
Nous espérons que les renseignements fournis leurs permettront de réaliser de bons exposés.

 

Zoom sur le métier d'...Opticien spécialiste en presbytie (suite)

….. de multiples solutions en verres ophtalmiques (suite)
Les verres progressifs :
Il s’agit de la solution la plus complète et la plus confortable. Les verres progressifs assurent une vision nette et précise à toutes les distances.
Le porteur n’a pas besoin d’enlever et de remettre sans cesse ses lunettes. Avec des verres progressifs, très naturellement, il regarde dans la partie supérieure du verre pour voir de loin, dans la partie centrale pour voir à mi-distance et dans la partie inférieure pour voir de près. Le tout sans ressentir de rupture optique et sans que l’esthétique des lunettes n’en souffre. Commercialisé pour la 1ère fois en 1959 par la Société ESSEL, le verre progressif n’a pas cessé d’être l’objet de recherches et de développements de la part des concepteurs de surfaces.
Pendant une quarantaine d’années, lors d’une commande de verres progressifs, les fabricants utilisaient des verres progressifs semi-finis pour lesquels la progression avait été calculée et fabriquée à l’avance.
Depuis le début des années 2000, le surfaçage freeform, point par point, a révolutionné le marché des verres progressifs. Il est dorénavant possible, de calculer, optimiser et produire une surface progressive après la réception de la commande.
A cela s’ajoute la prise en compte de paramètres individuels (tels que les demi-écarts pupillaires, la distance verre/œil, l’angle pantoscopique, la cambrure de la monture ….) qui permet de fabriquer des surfaces progressives totalement uniques et dédiées à un consommateur et à sa monture.

Fabrication et évolution des verres progressifs conventionnels
Une fabrication à partir de verre semi-fini :
Depuis leur lancement et pendant plus de 30 ans, la fabrication des verres progressifs est passée par l’étape intermédiaire des semi-finis.
Ne sachant pas usiner point par point en série les surfaces progressives, les fabricants mettaient au point, quelques surfaces couvrant une gamme relativement large de puissances.
Jusqu’à la fin des années 80, les surfaces progressives étaient symétriques avec une seule longueur de progression (entre 17 et 19 mm) Pour obtenir un verre droit, on inclinait de 8 à 10° et pour obtenir un verre gauche, on l’inclinait dans le sens inverse.
Par la suite, les surfaces progressives sont devenues asymétriques avec une claire différenciation entre le côté droit et le côté gauche.
A partir des années 90, sont apparus les verres dits « Multi-design ». Les concepteurs de surfaces progressives ont commencé à différencier les surfaces suivant les additions et mêmes les amétropies.
Cela signifie que la méridienne (ligne principale de vision entre la VL et la VP) varie suivant chaque addition et parfois suivant les amétropies.
D’autre part, les verriers ont voulu s’adapter à la nouvelle mode des petites lunettes et ils ont conçu des progressives avec des longueurs de progression plus courtes (13 à 15 mm en moyenne) Les verres progressifs, dit « conventionnels » ou « traditionnels » sont donc fabriqués à partir de semi-finis (face avant progressive finie).
Cela signifie que lorsqu’un opticien commande une telle paire de verres, le fabricant finalise les verres en surfaçant la face arrière des semi-finis (très souvent cette surface est sphérique ou torique pour réaliser la compensation VL).


Le Dossier du mois
La réalisation des lunettes
Votre opticien reçoit vos verres qu’il doit alors monter avec grande précision dans la monture afin de réaliser vos lunettes.
Voici les grandes étapes du montage :
1. le centrage : l’opticien repère le centre optique et l’axe du verre afin de les positionner correctement par rapport à la monture, en tenant compte de l’écart et de la hauteur pupillaire.
2. le palpage : grâce à un palpeur, la machine enregistre très précisément la forme de la monture. Ces données vont être utilisées pour le meulage du verre.
3. le meulage : le verre est positionné sur la meuleuse, grâce à une ventouse, et taillé en fonction de la monture, mais aussi du matériau et de la puissance du verre.

4. le montage : l’opticien monte les verres en fonction du type de monture choisie :
     - Par chauffage pour les montures plastique
     - Par vissage pour le métal,
     - Ou bien encore par crantage, perçage, ….

5. le contrôle : le contrôle optique permet de vérifier que l’ensemble des paramètres a été respecté.

 

Merci pour cette lecture, et à bientôt pour une prochaine Newsletter.


Ecole d'Optique de Grenoble

 

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19-11-2008